Marija Novakovic

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Marija Novakovic

Croatie, Zagreb, 1885 – Vrapce, 1960

Les sept œuvres que compte la Collection sont issues d’un don du professeur Dézidor Julius de Zagreb. Cependant deux écrits de Robert Volmat, de 1956 et de 1957, citent des œuvres et des titres d’œuvres que l’on ne retrouve pas dans la Collection.

Marija Novakovic est née en 1885 à Zagreb d’une mère d’origine et d’un père austro-hongrois qui était officier.

Lorsqu’elle était enfant elle se serait montrée douée pour la peinture. L’histoire raconte qu’un jour, elle avait dessiné la tête d’un renard rouge et son oncle voyant le dessin lui aurait dit qu’elle serait un jour un peintre célèbre. Mais elle voulait avant tout se consacrer à la musique. Elle fit des études musicales au conservatoire de Viennes et devient professeur de piano.

Autodidacte en peinture elle a toutefois eu une formation artistique de musicienne, chanteuse, danseuse et professeur de piano. Elle consacra toute la première partie de sa vie à sa carrière musicale. Il semblerait que ce soit l’aggravation de sa maladie qui l’ait amenée à se tourner vers les arts plastiques.

De sa vie personnelle, peu de chose sont connues à ce jour. Elle aurait eu deux filles et fut également la maitresse du compositeur Gustav Mahler.

De 1910 à 1932 elle fut hospitalisée à Viennes puis à Berlin pour être par la suite transférée, pour des raisons inconnues, dans une institution psychiatrique de son pays natal ; la Croatie. Elle passa le reste de sa vie à l’hôpital de Vrapce à Zagreb.

C’est vers 1936, âgée alors de 51 ans que Marija Novakovic commença à dessiner et à peindre spontanément. La peinture fut pour elle l’unique moyen d’améliorer son état mental, n’ayant jamais eu de traitement médicamenteux ou d’autre thérapie, selon son entourage médical.

Le seul texte publié à son sujet, révèle que la peinture était pour elle une consolation dans la maladie. Elle était décrite comme très nostalgique de son existence créatrice, intelligente, très cultivée, dotée d’une fantastique mémoire, d’un grand sens de l’humour et d’une fabuleuse imagination.

Par la suite elle s’adonna surtout à l’écriture. Sa production littéraire a été, semble-t-il, aussi variée que sa production picturale. Celle-ci puisait tantôt dans le fantastique le plus noir, tantôt dans le pittoresque mais aussi dans l’humour ou encore la mélancolie.

Ses thèmes étaient variés, allant du monde végétal au monde des humains en passant par le règne animal. S’agissant de la technique elle préférait le fusain, les pastels ou le crayon, disant que les couleurs n’étaient pas son fort. Elle réalisa néanmoins des aquarelles et des huiles.

En 1954, une exposition avait été entièrement consacrée aux œuvres les plus récentes de Marija Novakovic, réalisées pendant les trois dernières années de sa vie. D’après le docteur Neimarevic, quatre-vingt-quatre œuvres furent alors présentées à l’exposition de Zagreb. Malheureusement les organisateurs de cette exposition se sont efforcés de montrer ces productions en mettant l’accent sur un intérêt psychologique et psychiatrique de son œuvre, sans considérer les aspects picturaux originaux, imaginatifs et créatifs.

Marija Novakovic
Wolf
30 septembre 1951
Fusain, mine de plomb sur papier
19 x 32,1 cm
© crédit photographique
Collection Sainte-Anne
inv. n°0146

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